Qui n’a jamais entendu dire que le web avait définitivement enterré les copyrights, droits à la propriété intellectuelle et autres royalties ? Force est de constater qu’à minima, ils ont un genou à terre et que leur coach sportif ne nourrit presque plus d’espoir de les revoir marcher un jour. Et pourtant.
Il est désormais possible (et ce d’ailleurs depuis quelques années) de « tatouer » numériquement une image afin d’en préserver l’authenticité. Cette pratique (ou cet art devrais-je dire) à un nom : le tatouage numérique (digital watermark, watermarking ou encore denshi sukashi).
Il se divise en 2 types. L’un est très connu, et très facile à effacer pour nos chers « info artistes » et autres « photoshopers », c’est le tatouage dit visible. Simple à réaliser, il consiste à apposer une image sur une image, une sorte de signature visible donc. L’autre est moins connu, mais presque tout aussi courant, c’est le tatouage invisible. Indélébile, du moins si l’on en croit les entreprises qui en font leur affaire, il permet de tracer le fichier image quelque soit les modifications ou altérations qu’on lui a fait subir.
Et un problème de réglé…d’autant que ces procédés (précurseurs en la matière) tendent à se développer sur les autres supports numériques bien sur, tels que les fichiers sons, vidéos et bientôt même le texte (mais chut, c’est top secret…).
Who has never been told that the web represents the end of copyrights, intellectual property and royalties? No need to argue that at least, they are wounded and their medico feels like they would never walk again. Yet, it’s now possible to numerically tattoo a picture to preserve its authenticity. This application (should we say this art?) has a name : the digital watermark (watermarking or denshi sukashi).
There are 2 types of watermarking. First one is very known, and easy to crack for our dear info artists and other “photoshopers”, it’s the visible one. Second one is less known, but nearly extensively used, it’s the invisible one. Permanent, if we trust those companies who provide it, this method allows marking and tracing the picture, whatever modifications or alterations it had.
So, problem’s sold…and more those practices (really innovative) are sent to be expanded on all the other numerical supports, as the wave files, videos and tomorrow text (but hush, that’s top secret…).
Alors s’en est fini des utilisations abusives et des droits bafoués en toute impunité ? Pour ma part, je reste catégorique quant à la réglementation et la régulation de la toile : totalement et définitivement impossible ! Contrôler Internet ? Un rêve pour nombre d’entreprises, de gouvernements et autres lobbies, une réalité promise pour demain matin. Mais l’histoire numérique nous prouve chaque jour que de telles évolutions n’auront qu’un effet épidermique, car la règle en matière de sécurité, et le web n’en fait certainement pas exception, et simple et ferme : il sera toujours plus simple de casser un système de sécurité que de le concevoir. Ce procédé pourra donc à coup sur être inversé, contourné voire comme souvent utilisé contre le système. Le seul moyen efficace à ce jour pour contrôler Internet, comme c’est le cas en Chine par exemple, est d’une part de contrôler les entrées et sorties, c'est-à-dire la FAI (Free, Orange, AOL…), inconcevable dans l’ensemble des pays dits de libre marché, et d’autre part de censurer (c’est bien ça) par les moteurs de recherche (Google, Yahoo, Ping…), soit filtrer le contenu directement, impensable pour toute démocratie ou assimilés.
Then, it’s the end of abusive utilizations and violated rights in total impunity? My point of view on that point is very clear and constant: no way! Control Internet? A dream for many companies, governments and lobbies of every kind, a truth announced for tomorrow morning. But the facts teach us every day that these evolutions would only have epidermal effects, as the one and only common rule in security activities is: it’s always easier to break a security system than to create one. For sure, watermarking applications are told to be skirted or even turned back against the system. The only way to control Internet, as in China for example, is first to check the in and outs, so IAP’s (Free, Orange, AOL…), unthinkable, and second to censure (it’s the name) by the search engines (Google, yahoo, Ping…), so to filtrate the web content, inconceivable in any democracy or assimilated.
La guerre continue donc…
War’s not over yet… |