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Blog : Accueil - Un petit post, ça faisait longtemps. |
日本大好き!Nippon Daisuki !
Cette année, je pars joyeusement à Osaka (prononcer oSSaka sinon je me fâche) dans le cadre de mes études à l'IDRAC, afin d'y passer ma troisième année.
今大阪の桃山学院大学に留学しているのでその話何です。
浪漫
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Divers
Le 26/11/2009 à 9:15 |
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Avant tout, je suis désolé de ne pas poster ces derniers temps, je suis fabuleusement occupé, ce qui ne me laisse que peu de temps pour écrire.
Quoi de nouveau, me demanderez vous ? Un petit post sur le système d'éducation japonais.
L'éducation au Japon, ça rigole pas. Le pays est en système appelé " 6.3.3", ce qui, vous l'aurez compris, signifie "six ans d'école primaire, trois ans de collège, trois ans de lycée".
Les écoles sont ultra compétitives, et il est souvent nécessaire d'inscrire son enfant avant même sa naissance -du moins dans certains établissements privés, il va de soi que vous pouvez envoyer vos enfants à l'établissement public du coin-. Il existe des examens -non obligatoires, mais quand même- d'entrée à l'école primaire (!), au collège, et surtout au lycée.
Contrairement à notre belle France, ce ne sont pas les 30 élèves qui bougent de classe en classe mais bien les professeurs, allez savoir pourquoi. De plus, tous les élèves un peu sérieux prennent des cours du soir après les cours, afin de rentrer dans une bonne université puis dans une bonne entreprise. Ils sont tous fous, je vous le dis.
Tous les élèves portent un uniforme, qui est à peu près identique partout, une jupe sombre et un chemisier pour les filles, pantalon sombre et chemise blanche pour les garçons, cravate pour tout le monde. À noter tout de même que les filles ont parfois à porter le costume de marin traditionnel, héritage des marins hollandais qui venaient la ramener à Nagasaki au 17ème et 18ème.
À la fin du lycée, de baccalauréat point, tout le monde réussit l'examen qui est le plus souvent un QCM.
Là où cela devient plus dur c'est quand il s'agit d'entrer dans les universités. Les entreprises ont tendance à ne regarder que ça quand elles embauchent, et une mauvais choix, ou un coup de malchance le mauvais jour et on est foutu pour le reste de sa vie. Non, je rigole, mais c'est comme ça que les japonais réfléchissent, et ils travaillent, les bougres, comme des forcenés, pour passer les examens d'entrée à l'université de leur choix, la plus réputée étant 東大, Todai, l'université de Tokyo.
On peut le dire, ils y mettent du coeur, allant jusqu'à passer la nuit entière dans des endroits qui ne ferment jamais, se droguant de café jusqu'à n'en plus pouvoir, et ont une telle pression que le Japon a le plus haut taux de suicide chez les jeunes -enfin il y a d'autres raisons mais c'est celle qui me vient à l'esprit en premier-.
Bon par contre une fois qu'ils sont à l'université, c'est la fin, ils ne font que se toucher jusqu'à l'obtention logique de leur diplôme.
Être étudiant d'université au Japon, c'est bien simple, c'est comme en France, seulement en plus tu passes tes matières à condition d'être en cours. Ce qui fait que la plupart des étudiants japonais dorment toute la journée en classe. D'ailleurs, faites montre d'une vague activité cérébrale ici, et on vous regarde comme un fou. J'en ai fait les frais, en osant demander à un professeur d'expliquer ce qu'elle pouvait bien foutre avec tous ses chiffres. Quelle erreur ! Tout le monde avait bien conscience qu'on ne comprenait pas un broc à ce qu'elle racontait, mais tout de même, on dormait tranquillement, qu'est-ce que tu veux de plus espèce de sale étranger ?
Le plus drôle, c'est qu'une fois qu'ils commencent à travailler, ils reprennent les bonnes habitudes de travail jusqu'à pas d'heure, la rentrée chez soi à minuit sans d'autre raison que "le patron était pas encore parti", ce genre de chose.
Ouais, c'est un pays bizarre, mais je l'aime. Parfois. |
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