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Blog : Accueil - Être européen au Japon |
日本大好き!Nippon Daisuki !
Cette année, je pars joyeusement à Osaka (prononcer oSSaka sinon je me fâche) dans le cadre de mes études à l'IDRAC, afin d'y passer ma troisième année.
今大阪の桃山学院大学に留学しているのでその話何です。
浪漫
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Le 11/11/2009 à 9:19 |
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Il est plutôt agréable d'être considéré exceptionnel. On a tous, à un moment, fait montre d'un talent un peu particulier, une bonne idée qui a impressionné la galerie et permit à tout le monde de constater qu'on était pas comme les autres.
Pour certaines personnes, dont, je le confesse, votre serviteur, ce sentiment de singularité, ou tout simplement l'envie de sortir du lot, est pratiquement nécessaire pour vivre tous les jours, un genre de drogue douce. Pour ma part, elle date d'une époque où ma mère, personne merveilleuse au demeurant, me considérait comme sont petit génie, et n'hésitait pas à le faire savoir.
Mais trêve de psychanalyse de blog -qui dépasse en inanité la psychanalyse de bazar, ce qui n'est pas peu dire-, la raison pour laquelle je fais allusion à cet état de fait est qu'être européen au Japon signifie de toute façon sortir du lot, en toute circonstance. Si on parle japonais, c'est un plus appréciable.
Un exemple simple : il se trouve que j'ai trouvé une équipe de baseball, et que je joue tous les dimanches. Or, à force d'entraînement, d'abnégation, et, je dois le tire, un petit -très petit, hein, qu'on soit d'accord c'est de l'ordre du microscopique, de l'invisible, rien qui me permettre de m'en vanter honteusement- talent, j'en suis à frapper aussi régulièrement que mes coéquipiers avec considérablement moins d'expérience. Bon, je vais régulièrement au batting center -j'y reviendrai- où je frappe en gros 300 balles à chaque fois -dans un match entier on en voit peut-être 15-, où je cherche à m'entraîner à une vitesse dépassant celles que je rencontre en réalité, ce qui m'aide beaucoup.
Eh ben croyez le ou pas, les mêmes gens qui frappent tout à fait aussi bien, et qui jouent mille fois mieux que moi en défense, et je pèse mes mots, étaient époustouflés de mes performances si maigres en comparaison de n'importe quel joueur japonais.
Un autre exemple : j'ai beau expliquer que je travaille régulièrement et qu'il n'y a rien d'extraordinaire à parler japonais en se bougeant un peu les fesses, mes amis n'arrivent pas à revenir du fait que je puisse communiquer avec eux sans problèmes. Ça leur paraît extraordinaire, tout ce que vous voulez, bref pas banal.
Autant dire que parfois, cette admiration perpétuelle et universelle pour une personne pour le moins banale, comme moi-même, peut monter à la tête, et donner l'impression qu'on est pas de la merde, ce qui est une aberration, vous l'admetterez.
Je l'avoue, au début, je cherchais cette admiration, ces mots qui finissent par sonner creux sur les quelques petites choses que je sais faire, à mon ridicule niveau.
Mais à trop se faire complimenter, on arrive à un point où rien ne suffit à contenter cette soif inextingible, ce désir d'approbation permanente, même non méritée.
C'est pourquoi j'essaie au maximum de faire montre de ce que je déteste pourtant en général : la fausse modestie. |
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