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Blog : Accueil - Idrac : La génération Y au centre du débat |
comment manager la génération Y ?
Pas toujours aisé quand on est chef d'entreprise ou décideur, d'encadrer ou en tout cas d'accompagner les jeunes vers la réussite tant académique que professionnelle. Cette génération que l'on appelle Y, surprend et interpelle. Sans entrer dans le "c'était mieux avant", la question à laquelle tente de répondre ce blog est :
comment manager la génération Y pour que ces attendus servent l'entreprise ?
Comme dirait De Gaulle : "Vaste programme." |
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Le 11/01/2010 à 13:34 |
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Comment intégrer les jeunes dans l’entreprise ? Quelles sont leurs attentes ? Autant de questions que tuteurs en entreprises et recruteurs se posent. Pour répondre à leurs interrogations l’Idrac de Lyon organisait le 2 décembre dernier une conférence sur le thème « Génération Y, mode d’emploi ».
Qui sont donc ces jeunes de la génération Y et quels sont leurs besoins ? Comment les entreprises peuvent-elles les intégrer à leurs équipes et rendre cette alliance performante ? Face aux interrogations des tuteurs en entreprises sur cette génération qui arrive sur le marché du travail avec des habitudes et des ambitions différentes de leurs aînés, l’Idrac a organisé une conférence le 2 décembre, tant pour les éclairer que pour leur apporter des pistes de solutions de recrutement. L’enjeu est de taille : malgré le contexte économique difficile, les entreprises ont un réel besoin de recrutement et n’arrivent pas à attirer la jeune génération. Cette matinée de rencontre a donc été l’occasion d’expliquer les règles d’intégration et de formation propres à cette génération. En bref, comprendre ses codes, ses attentes et ce nouveau rapport au travail.
« La génération Y, autrement dit les jeunes nés à partir de 1978, a une représentation du monde du travail dont les entreprises doivent avoir conscience lorsqu’elles les recrutent, a expliqué Jean-Yves Hamiot, enseignant à l’Idrac et ancien directeur des ressources humaines. Ces jeunes n’ont pas conscience que les métiers ont changé. C’est une des raisons qui expliquent l’incompréhension avec les recruteurs. Il est donc primordial pour les entreprises de rendre leurs métiers attractifs en s’adaptant aux besoins des jeunes qui privilégient des valeurs comme la flexibilité, des défis à relever ou une formation tout au long de leur carrière… ».
« Rentrer dans une logique de réseau »
S’adapter au besoin des jeunes, c’est aussi savoir aller les trouver sans « leur monde », selon Jean-Yves Hamiot : « Cette génération Y possède une autre vision du monde. Ils sont connectés dans tous les sens du terme. Ils sont clairement dans l’instantané », ce qui a ouvert de nouveaux canaux de recrutement que le l’employeur se doit de connaître : les réseaux sociaux, internet, les salons…
Jean-Yves Hamiot va plus loin. Selon lui, cette génération a connu l’instabilité, des parents au chômage, divorcés… une véritable perte de repères qui a conduit la génération Y, assez débrouillarde, à rester très attachée à la notion d’affectif et aux repères dans sa vie professionnelle. « La génération Y tient à un suivi professionnel constant. Ces jeunes n’appréhendent pas la réalité professionnelle de la même façon que la génération X (ndlr. : la génération précédente). Il est important pour l’entreprise de donner du sens aux tâches qu’ils accomplissent, des buts, des étapes… »
Si les entreprises doivent s’adapter aux besoins des jeunes, ceux-ci sont aussi dans l’obligation de respecter les règles qu’elles fixent. Pas facile pour ceux, nombreux, qui rêvent à plus de liberté dans leur quotidien. Une solution, pour Jean-Yves Hamiot, consisterait à encadrer davantage le jeune : « La génération Y, en plus du suivi et de l’évolution professionnelle, veut de l’indépendance mais elle ne possède pas toujours l’autonomie et la rigueur nécessaires. C’est là que le tuteur joue son rôle : il transmet son savoir ». Et c’est peut-être là que se trouve l’une des clés les plus importante de l’intégration des jeunes, le tuteur assurant, en filigrane de son rôle de passeur de savoir, de savoir-faire et de savoir-être, un lien fondamental entre les générations. Catherine Allègre |
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