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comment manager la génération Y ?

Pas toujours aisé quand on est chef d'entreprise ou décideur, d'encadrer ou en tout cas d'accompagner les jeunes vers la réussite tant académique que professionnelle.
Cette génération que l'on appelle Y, surprend et interpelle.
Sans entrer dans le "c'était mieux avant", la question à laquelle tente de répondre ce blog est :

comment manager la génération Y pour que ces attendus servent l'entreprise ?

Comme dirait De Gaulle : "Vaste programme."

Géolocalisation des membres
 
Idrac : La génération Y au centre du débat
Classé dans Le 11/01/2010 à 13:34  Par : Olivier REJANY
Comment intégrer les jeunes dans l’entreprise ? Quelles sont leurs attentes ? Autant de questions que tuteurs en entreprises et recruteurs se posent. Pour répondre à leurs interrogations l’Idrac de Lyon organisait le 2 décembre dernier une conférence sur le thème « Génération Y, mode d’emploi ».

Qui sont donc ces jeunes de la génération Y et quels sont leurs besoins ? Comment les entreprises peuvent-elles les intégrer à leurs équipes et rendre cette alliance performante ? Face aux interrogations des tuteurs en entreprises sur cette génération qui arrive sur le marché du travail avec des habitudes et des ambitions différentes de leurs aînés, l’Idrac a organisé une conférence le 2 décembre, tant pour les éclairer que pour leur apporter des pistes de solutions de recrutement. L’enjeu est de taille : malgré le contexte économique difficile, les entreprises ont un réel besoin de recrutement et n’arrivent pas à attirer la jeune génération. Cette matinée de rencontre a donc été l’occasion d’expliquer les règles d’intégration et de formation propres à cette génération. En bref, comprendre ses codes, ses attentes et ce nouveau rapport au travail.

« La génération Y, autrement dit les jeunes nés à partir de 1978, a une représentation du monde du travail dont les entreprises doivent avoir conscience lorsqu’elles les recrutent, a expliqué Jean-Yves Hamiot, enseignant à l’Idrac et ancien directeur des ressources humaines. Ces jeunes n’ont pas conscience que les métiers ont changé. C’est une des raisons qui expliquent l’incompréhension avec les recruteurs. Il est donc primordial pour les entreprises de rendre leurs métiers attractifs en s’adaptant aux besoins des jeunes qui privilégient des valeurs comme la flexibilité, des défis à relever ou une formation tout au long de leur carrière… ».


« Rentrer dans une logique de réseau »

S’adapter au besoin des jeunes, c’est aussi savoir aller les trouver sans « leur monde », selon Jean-Yves Hamiot : « Cette génération Y possède une autre vision du monde. Ils sont connectés dans tous les sens du terme. Ils sont clairement dans l’instantané », ce qui a ouvert de nouveaux canaux de recrutement que le l’employeur se doit de connaître : les réseaux sociaux, internet, les salons…

Jean-Yves Hamiot va plus loin. Selon lui, cette génération a connu l’instabilité, des parents au chômage, divorcés… une véritable perte de repères qui a conduit la génération Y, assez débrouillarde, à rester très attachée à la notion d’affectif et aux repères dans sa vie professionnelle. « La génération Y tient à un suivi professionnel constant. Ces jeunes n’appréhendent pas la réalité professionnelle de la même façon que la génération X (ndlr. : la génération précédente). Il est important pour l’entreprise de donner du sens aux tâches qu’ils accomplissent, des buts, des étapes… »

Si les entreprises doivent s’adapter aux besoins des jeunes, ceux-ci sont aussi dans l’obligation de respecter les règles qu’elles  fixent. Pas facile pour ceux, nombreux, qui rêvent à plus de liberté dans leur quotidien. Une solution, pour Jean-Yves Hamiot, consisterait à encadrer davantage le jeune : « La génération Y, en plus du suivi et de l’évolution professionnelle, veut de l’indépendance mais elle ne possède pas toujours l’autonomie et la rigueur nécessaires. C’est là que le tuteur joue son rôle : il transmet son savoir ». Et c’est peut-être là que se trouve l’une des clés les plus importante de l’intégration des jeunes, le tuteur assurant, en filigrane de son rôle de passeur de savoir, de savoir-faire et de savoir-être, un lien fondamental entre les générations.
  
Catherine Allègre
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Connaissez-vous LISE ?
Classé dans Le 11/01/2010 à 13:06  Par : Olivier REJANY
LISE est la Lettre d'Informations du Service relations Entreprises.
Ci-après les liens vers nos numéros :

Bonne lecture.
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Comment manager la génération Y ?
Classé dans Le 24/08/2009 à 13:12  Par : Olivier REJANY

Congrès HR. Comment manager la "génération Y"?

"La génération 'Y' est une génération paradoxale qui à la fois nourrit un fort désir d'autonomie et refuse d'entrer à l'âge adulte, qui fait preuve d'un individualisme fort et qui se retrouve dans des communautés parfois improbables", estime Yves Desjacques, DRH du groupe Casino. "Les 14-30 ans, rappelle-t-il, sont actuellement 13 millions et représentent 21% de la population française". Il intervenait à l'occasion d'une conférence organisée sur les implications en termes de management et d'organisation du travail de l'arrivée dans les entreprises de cette génération, à l'occasion du 16e congrès HR, le 30 septembre 2008.
 
Au travail, cette génération fonctionne sur l'idée que "plus je suis moi-même, plus je réussis professionnellement", cela se traduit par le fait qu'elle "rentre dans l'entreprise avec ses convictions de citoyen et attend de l'entreprise qu'elle les respecte et les mette en œuvre dans leur politique, comme sur la question des discriminations".

SOLUTIONS INDIVIDUELLES

"C'est aussi une génération qui pose ses conditions et qui attend beaucoup en termes de reconnaissance et de qualité de vie. Elle veut que l'entreprise lui apporte des solutions individuelles notamment en matière d'évolutions professionnelles." C'est la raison pour laquelle elle ne peut se reconnaître dans le syndicalisme pratiqué aujourd'hui et n'aura recours à celui-ci que s'il devient un véritable syndicalisme de service.


Yves Desjacques constate aussi que la "génération 'Y' est habituée à la multiplication des formes d'apprentissage et constitue une génération moins encline au stress que ses devancières". L'immédiateté et le fonctionnement en mode multi-tâches sont des modalités normales pour cette génération.

GUERRE DES TALENTS

L'entreprise a-t-elle le choix de prendre en compte ou non ses aspirations, la question ne se pose pas pour le DRH de Casino, notant que la majorité des pays connaissent une situation de plein emploi, notamment en Asie (1,5% en Thaïlande) et que même en France, les cadres ne subissent que peu de chômage (3,3%). À titre d'exemple, la promotion 2008 d'HEC est composée de 490 diplômés qui ont reçu 6 665 offres d'emploi et l'ensemble des études de salaires montrent une inflation régulière des salaires d'embauche des jeunes diplômés.


Pour cette génération, le contrat de travail passe derrière le contrat moral passé au moment du recrutement. S'ils considèrent que le sens initial donné à la mission n'as pas été respecté, ils quittent l'entreprise. La prise en compte de cette demande de sens, de valorisation de leur participation au projet d'entreprise, est un impératif de la fidélisation de ces salariés.

PLAISIR AU TRAVAIL

Yves Desjacques confirme la relativité montante de l'importance de la rémunération face à l'intérêt et au plaisir au travail. Le besoin de comprendre le fonctionnement de l'entreprise et d'avoir un accès à l'information est aussi un élément fort de ce contrat moral. Pour renforcer l'engagement, la création de liens et favoriser cette notion de plaisir au travail, Casino a mis en place plusieurs types d'actions.


Un exemple parmi d'autres, la garantie d'un suivi individuel de carrière sur trois ans pour les jeunes diplômés, avec notamment des entretiens réguliers avec la DRH de leur "business unit", mais aussi avec la DRH groupe, ou par l'intermédiaire d'"outils" tels que des rapports d'étonnement au cours de l'intégration ou la possibilité de participer à des petits-déjeuners avec des membres du comité de direction.

ÉVÉNEMENTS LUDIQUES ET FÉDÉRATEURS

Pour favoriser l'engagement et le plaisir au travail, des événements ludiques sont organisés, actions considérées comme des gadgets il y a dix ans mais aujourd'hui indispensables. Ces événements ne sont pas nécessairement lourds ou compliqués: chez Védior, ce sont désormais 150 à 200 collaborateurs qui participent chaque année au marathon de Paris.


Concernant la rémunération, l'entreprise offre un package de rémunération "classique" et effectue en plus un benchmark régulier des salaires pour cette population par rapport au marché et garantit un niveau de salaire au-dessus de la moyenne constatée. Les jeunes talents à l'international bénéficient d'un programme sur deux ans avec une alternance de périodes de six mois en France et à l'international dans deux filiales étrangères. Ce type de pratique constitue un "élément attractif sans comparaison en termes de recrutement" vis-à-vis des jeunes diplômés.

FORMATION DU MANAGEMENT

Parallèlement, l'encadrement est formé à ses nouvelles réalités et les comportements attendus en termes de management sanctionnés par des objectifs individuels intégrés dans les déterminants de la rémunération variable. Mise en place en partant du "haut", cette nouvelle approche du management et de la gestion des compétences a vocation à s'appliquer progressivement à tous les niveaux de l'entreprise.


Casino emploi plus de 200 000 collaborateurs dont 80 000 en France et réalise 26 milliards de chiffre d'affaires. Le groupe est principalement implanté en France, Amérique du Sud et en Asie.

MOUVEMENT GÉNÉRAL DES SOCIÉTÉS

Lionel Prud'homme, "vice-president human resources Emea" de Carlson Wagonlits, constate des évolutions importantes dans les identités collectives, mais estime qu'il n'est pas "nécessaire de mettre en place un management spécifique". En effet, il estime que ces changements de valeurs, comme la constitution de réseaux fondés sur une émotion partagée et la recherche de solidarité horizontale, correspondent à un mouvement général des sociétés sans être propres à une génération.

En particulier, le "souhait des individus d'être acteurs de leur autonomie" et le "je veux une réponse spécifique pour moi", sont "d'autant plus fort chez les jeunes mais restent vrais pour tous". Tout comme l'irruption dans l'entreprise de "réactions émotionnelle éruptives".


Pour lui, la fonction "Genius" d'iTunes, capable d'analyser les choix de l'utilisateur pour lui proposer d'acheter d'autres morceaux de musique parfaitement adaptés à ses goûts, préfigure la tendance que doit suivre la fonction RH dans les entreprises.

ORGANISATIONS HORIZONTALES

D'ailleurs, l'autorité doit revenir à son sens originel, la racine grecque du mot renvoyant à la capacité à faire grandir et non à l'exercice du pouvoir. Les notions mêmes de "haut potentiels" ou de "talent", héritées de ces dimensions verticales, n'ont plus de sens et doivent être remplacées par la notion de communautés de talents, dans lesquelles l'ensemble des collaborateurs peuvent s'intégrer dans une organisation du travail horizontale et collaborative.

 
Dans cette optique, l'important pour l'entreprise est d'accompagner le salarié dans son projet, même lorsque celui-ci ne peut se réaliser dans l'entreprise: cela renforce l'adhésion et l'implication des salariés présents et fait des anciens salariés les meilleurs prescripteurs de l'entreprise.

WEB 2.0

Selon lui, les outils du Web 2.0 peuvent participer à la création de ses liens entre individus d'une même entreprise: c'est le cas de l'utilisation d'outils comme Facebook, les blogs ou, plus spécifique, le club de dégustateurs de vin de Boeing, dont la réputation dépasse très largement les murs de l'entreprise et contribue à l'attractivité de la marque employeur de cette entreprise. D'une façon générale, l'utilisation des blogs permet de faire circuler l'information, y compris contre la hiérarchie, et de débloquer des synergies latentes dans l'entreprise.


Carlson Wagonlits, spécialiste des voyages d'affaires, emploie plus de 20 000 personnes, dont 3 000 en France, et réalise 25 milliards de dollars de chiffre d'affaires.

INSTRUCTION CIVIQUE

Hubert Mongon, vice-président RH de McDonald's France, affirme que la rupture générationnelle est tellement forte que "les managers de 25 ans n'arrivent pas à comprendre le fonctionnement des équipiers de 20 ans". L'entreprise connaît un turnover de 100% parmi ses équipiers, avec 50 000 salariés et 32 000 recrutements par an. Dans ce contexte, "le turnover n'est pas une problématique de DRH", explique-t-il.


L'entreprise doit tenir compte de la population à laquelle elle s'adresse, c'est pourquoi l'intégration a été totalement repensée. Auparavant, les quatre heures d'intégration étaient réparties en trois heures de présentation et une heure d'échanges. Aujourd'hui, la présentation de l'entreprise ne dure plus que 15 minutes, celle du restaurant une heure et le reste est consacré aux échanges sur des notions qui relèvent souvent de l'instruction civique et à la remise des vêtements de travail.

Pendant cette intégration, l'entreprise explique notamment le principe des charges sociales, car de nombreux jeunes, n'ayant personne en emploi dans leur entourage, sont persuadés que l'entreprise les volait puisque la somme mentionnée en haut du bulletin de paye (le brut) ne correspondait pas à ce qu'ils touchaient réellement (le net).

Pour valoriser la notion de parcours, l'entreprise a mis en place de nombreuses formations sanctionnées par des CQP ou intégrées dans une démarche de VAE, ce qui contribue à renforcer la fierté d'appartenance des bénéficiaires et à fidéliser les équipes de manager.

Contact: Arcaneo Congrès HR, Malala Ramani, chef de projets, 01 46 10 98 59, mramani@arcaneo-group.com aussi dans les dépêches :
·         Congres HR. Les attentes de la "génération Y" envers les entreprises
L'AEF du 1er octobre 2008, n° 102158
 

Lire

 

 

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Un article : Dossier sur la génération Y (YOU)
Classé dans Le 24/08/2009 à 13:11  Par : Olivier REJANY

Attirer et manager la génération Y (You)

Créativité, bruit, plaisir mais qui sont ces jeunes de la génération Y ?

Leur place dans la Mixte génération :

Il y en a 6 :

• La grande génération : 1901

• Traditionalistes : 1925

• Baby boomers : 1944 (expérience et des propriétaires)

• Génération X : 1965 (diplômés se sont les sacrifiés )

• Génération Y : 1978 (créativité avec tout tout de suite)

• Génération Z : 1994

La génération Y est consituée de personnes individualistes, inventives et impatientes. Elles sont connectées à l’environnement, organisées en réseaux. L’argent n’est pas un sujet tabou pour elles ; c’est lagénération « portefeuille » dont les parents, happés par leur vie professionnelle, ont pallié leur absence par des compensations financières.

Génération marketing, elle veut le meilleur et le plus cher. Elle crée et détruit des marques. En terme de respect, elle s’impose : “respecte moi d’abord et là on va s’entendre”. C’est une génération qui a connu l’instabilité : parent au chômage, divorcé… sans repères. Une génération débrouillarde donc, inventive avec ses blogs, les photos etc…

L’entreprise et la génération Y

Face à l’entreprise, cette génération adopte un comportement de recul et de méfiance. Elle ne veut pas être spoliée : « je pars à l’heure sauf si l’entreprise est à moi ». C’est unegénération de zappeur, « si ça ne va pas je quitte ce job ». Le réflexe des employeurs est de dire que les jeunes sont fainéants. Les jeunes de la génération Y aiment que leur supérieur hiérarchique les tutoie. Ils attendent des réponses rapidement ; le retour de l’entretien avec sa hiérarchie doit se faire dans les 3 mois.

C’est une génération de créateurs d’entreprise. Ce sont des copains qui s’associent. Et là, les heures supplémentaires ne sont pas comptées. Allergiques aux horaires fixes, ils sont flexibles !

Comment les recruter

Aujourd’hui pour les recruter, les entreprises doivent se situer au niveau de la séduction, et non plus à celui de l’attraction, et bien évidemment les surprendre. Il faut décrypter dans le curriculum vitae l’engagement (motivation, personnalité, valeur, culture) du candidat, mais surtout savoir le cerner. Il se considère avant tout comme une personne et non pas juste comme un candidat. Il faut accepter les CV originaux(exemple un CV adressé par mail avec de la musique sous forme de vidéo etc…..).

Les jeunes de la génération Y ont besoin de reconnaissance, de challenge, de développement et de mobilité. Ils vont connaître 2 à 3 carrières dans leur vie. La formation doit être interactive, flash (on les forme et eux forment les autres) ils veulent avoir le choix. Il faut leur proposer une occupation (« occupassion »).

La génération Y est devenue un style de vie. Elle débouche aujourd’hui sur la génération YOU, qui englobe tout le monde. On traite aujourd’hui les gens par rapport à leur comportement et non plus par rapport à leur âge, d’où le terme “génération YOU”.

Ce qui les intéresse c’est être différent, de sortir du lot, et non pas être le premier ! L’entreprise doit aujourd’hui s’adapter à lagénération Y donc former les managers à cela. Hier, l’entreprise était paternaliste, aujourd’hui elle doit être maternaliste car la génération Y est en recherche d’amour, elle veut qu’on lui dise qu’on l’AIME.

La révolution YLes martiens sont parmi nous ! Et ils n’ont pas l’intention de travailler comme nous. Ce qui est en train de changer avec l’arrivée de la génération Y sur le marché du travail.

Face à l’arrivée de la génération Y sur le marché du travail (génération née entre 1978 et 1994 et donc âgée de 13 à 30 ans en 2007) les managers des générations précédentes se grattent la tête avec consternation. Et ce dans le monde entier ! Je vous cite dans le désordre : En France, le chef d’entreprise surpris du manque de respect des jeunes pour la hiérarchie. En Malaisie, le manager décontenancé de les voir démissionner sur le champ suite à une altercation concernant une absence injustifiée. En Australie, le chef des ventes déconcerté de devoir préciser que les commissions ne sont pas données selon le temps de présence mais selon le montant des ventes. Les exemples se suivent.

Et les choses empirent. Si les dirigeants et les managers arrivaient encore à s’entendre avec les premiers effectifs de cette génération, mais le vent tourne et les comportements extrêmes s’amplifient comme le climat. C’est el Nino dans l’entreprise et la montée des eaux dans les services tandis que dans certains domaines s’annonce la sécheresse des talents.

Mesdames et messieurs, après la génération Y, laissez-moi vous présenter la génération Y prime (Y’) qui pourrait sonner le glas de bien des pratiques établies de l’entreprise :

La fin du respect des anciens : La génération des jeunes diplômés ne s’accommode plus de rites de passages. Comme l’expérience, le respect n’attend pas le nombre des années. Ils ne prendront pas en compte votre âge, grade, sexe ou matricule pour s’adresser à vous. « Le respect est à deux sens ! Je te respecte si tu me respectes…mais toi d’abord ! »

La fin des managers : Habitués aux jeux en réseaux et en équipe ( World of Warcraft, Splinter cell, les Sims, etc.) la génération Y’ sait déjà travailler en équipe projet (pour désamorcer une bombe, développer des pouvoirs magiques ou organiser une soirée). « Qui est le responsable de ce projet aujourd’hui ? Ben, je veux bien mais juste pour aujourd’hui hein, je veux partir de bonne heure, les soldes ont commencé aujourd’hui. »

La fin des carrières : Nous avons déjà assez parlé de la fin du contrat psychologique qui reliait le travailleur du passé (nous donc !) à son entreprise. Le travailleur « Y » attend d’être recruté pour mener à bien un projet précis et développer de nouvelles compétences dans le processus. L’idée étant de pouvoir quitter ensuite son emploi quand il le souhaite. « Ben oui boss j’ai le site de cadremploi dans mes favoris, je me tiens au courant du marché ! »

La fin des réunions : Ecrire un email est déjà trop long, mais non que dis-je…écrire un SMS est déjà trop long ! A l’image de ce temps perdu à écrire du français qui est remplacé par une phonétique incompréhensible en dehors de leur tribu (T DpaC e Ti2, mdr*). Impatients dans leur langage, ils n’attendent pas un changement lent et régulier mais instantané ! Une réunion sera considérée comme improductive si elle dure plus de 15 minutes. « Quoi ? Encore une réunion aujourd’hui ? Pourtant nous nous sommes vus à la machine à café ce matin ! »

La fin des questions : Mettons cela sur le compte de l’arrogance de la jeunesse mais il devient difficile d’avoir une oreille attentive tant ils sont sûrs d’avoir déjà la réponse. En réalité, ily a de fortes chances qu’ils aient effectivement la réponse. Une newsgroup, un forum ou un tchat online aura suffi. « Non boss, je ne suis pas d’accord, selon l’étude de l’ADEME, que j’ai trouvée sur le forum cyberacteur, l’électricité est le moyen de chauffage le plus polluant ! »

La fin des salaires liés à la performance : Désormais, la relation entre le travail et la rémunération n’existe plus. Ce n’est pas forcément que tout est dû, mais, que de plus de plus de personnes considèrent échanger du TCD (Temps de Cerveau Disponible) contre des SAI (Sous pour Acheter un Iphone), et que viendraient faire leurs résultats là dedans ? « Ben je suis venu à l’heure tous les matins ce trimestre, j’ai bien le droit à ma prime ! » La fin des formations en salle : Interactives et stimulantes, voilà les deux priorités des formations à destination de la génération Y et Y’. A l’heure où le Centre de Soins et d’Accompagnement des Pratiques Addictives de l’hôpital Marmottan reçoit de plus en plus de jeunes accrocs du jeu en ligne, les formations doivent être captivantes et courtes ou ne pas être. « Euh boss, t’es sûr que j’ai besoin de cette formation ? T’as pas un tutorial en ligne ? »

La fin du management global : Comme les autres générations, la « génération Y » n’est pas seulement un groupe que l’on peut définir comme une tribu démographique mais comme une culture. Il faut devenir un manager de la « génération YOU » et prendre en compte non seulement la culture mais la motivation, la personnalité et les valeurs. C’est à ce prix que la paix et la productivité seront maintenues dans les entreprises.

Les experts sont partagés quant à ce qu’il adviendra de la prochaine génération appelée - avec créativité - la « génération Z ».

Vont- ils, comme leurs ainés, continuer sur cette voie en ne distinguant plus la vie privée de la vie professionnelle ? En fait peut-être pas car les parents de lagénération Z (nés après 1995) ont plus de temps à consacrer à leur famille que ceux de la génération Y- parfois surnommée la « Génération Portefeuille » en raison de l’argent qu’ils recevaient à la place de l’affection de leurs parents trop dévoués à leur carrière.

* t’es dépassé et t’es hideux, mort de rire

 

 

Article Wikipédia : Génération YLa Génération Y comprend les enfants nés entre 1979 et 1994[1].
Ces dates charnières sont variables d’un pays à l’autre. Certains les nomment également “enfants du millénaire” (à tort puisque ce terme désigne les enfants nés après le nouveau millénaire) ou “écho-boomers”, puisque plusieurs sont lesenfants des baby boomers. Pour ce qui est de l’Europe, on considère que les enfants qui n’ont aucune mémoire de dictature ou de communisme sont des “Y”, puisque les autres montrent habituellement un caractère attribuable à la génération X. Il s’agit de la 14e génération américaine. Ils ont confiance en
eux, sont optimistes, indépendants, orientés sur les objectifs, maîtres d’Internet et des ordinateurs personnels (PCs), instruits et perspicaces.[2] Ils sont dès la tendre enfance d’habiles négociateurs, qui ont appris à vivre en synergie avec leurs parents du Baby Boom. On les voit plus tolérants, moins radicaux que ceux qui les précèdent. Plusieurs ayant vécu dans un contexte de divorce ou dans une situation où les deux parents étaient au travail, ils ont souvent été seuls.[3] Les relations humaines sont devenues très importantes pour eux. Ils sont donc portés vers le travail d’équipe afin de créer des liens.

En Amérique, danss un contexte de pénurie de main-d’œuvre, leur arrivée dérange
certains employeurs : ils sont rares et savent ce qu’ils valent. Pour les membres de la génération Y, l’autorité n’est pas toujours synonyme de compétence.[4] Ils n’ont pas peur de se comparer aux autres. Ils sont autant à l’aise pour communiquer à l’aide des technologies que directement. Contrairement à leurs parents, les jeunes de la génération Y ne placent pas le travail au premier plan. Ils refusent de travailler durant les fêtes et week-ends (sauf en emploi étudiant) et veulent des congés pour décompresser, car la santé mentale et physique s’avère leur priorité. Ils recherchent une meilleure qualité de vie et priorisent la conciliation travail - intérêt personnel[5]. Ils pensent à
court terme et sont très mobiles[6]. “Progression rapide, horaires plus flexibles, formation continue, liberté et autonomie… Voilà quelques-unes des exigences de cette génération, et les entreprises n’auront d’autre choix que d’en tenir compte.”[7]

Hédonistes au grand cœur, ce sont également des globe-trotteurs, avides d’en connaître plus sur le monde. Strauss et Howe prédisent que les valeurs de gauche (alter-mondialisme, État-providence) seront accentuées durant l’apogée des Y. Leur intégration dans le cadre de l’entreprise où pré-existent des salariés qui n’ont pas les mêmes codes sociaux demandent un effort réciproque de compréhension. Une formation peut être organisée avec profit, pour que l’encadrement de proximité connaisse mieux ces nouvelles recrues, et que les jeunes embauchés découvrent les codes de fonctionnement dans leur entreprise. Le racisme est très peu répandu dans cette génération : l’ouverture y est
multi-dimensionnelle. L’obésité subit une forte hausse, mais le tabagisme diminue, surtout dans les régions où fumer est prohibé dans les lieux publics.

Les “Héros” de la Génération YSelon Strauss et Howe, qui ont publié un livre concernant les générations, ce sera une génération de “Héros”, pour certain, plus conservateurs, plus terre-à-terre, qui devront s’attacher à régler une crise imminente (environnementale ?). Mais ce type de personne n’englobe pas toutes celles de cette génération, car certains sont encore plus irresponsables que les générations précédentes !

Leur théorie, pourtant, ne porte pas à la réjouissance, puisque les deux dernières générations de “héros” se sont retrouvées à achever des guerres ou à en provoquer.

La culture de la Génération YEn France, la génération Y est un groupe de 13 millions de personnes. Nées entre 1976 et 1994, elles représentent 20 % de la population française et sont plus  nombreuses que la génération précédente, la « génération X ». Si cette génération est définie par une empreinte démographique sur la pyramide des âges, elle s’en est affranchie pour devenir une véritable “culture” ou un “État d’esprit” que l’on retrouve chez les membres des autres générations.

Cette génération, créatrice des technologies de ce que l’on nomme aujourd’hui le “Web 2.0”, a accès à des outils de création et de communication que les générations précédentes ne pouvaient que rêver. Ainsi, par exemple, écrire un livre dans les années 1970 revenait à utiliser la machine à écrire et à démarcher avec des éditeurs, ce qui rendait la diffusion des ouvrages plutôt incertaine. En 2008, on peut écrire sur son site web personnel (blog ou autre) depuis n’importe quel ordinateur, la diffusion du contenu étant immédiate.

Dans la culture de la génération Y, plusieurs nouveaux types d’émissions et de films ont fait leur apparition : des dessins-animés et films d’animation en 3D, des blockbusters truffés d’effets spéciaux inconcevables trente ans plus tôt, ou encore des programmes de télévision violents ou immatures.

Mais cette culture n’est pas seulement basée sur l’informatique comme ce fut le cas de la génération X. Les membres de la génération Y ont vécu tous les grands bouleversements de la fin du 20e siècle : le SIDA, Tchernobyl, chute du mur de Berlin, la chute de l’URSS.

Un titre controversé Génération YL’utilisation du terme de génération Y est controversé. Si la logique veut que l’on choisisse « Y » pour appeler la génération qui suit les « X » (nés entre 1959 et 1974), ce terme de X est péjoratif. Il a été utilisé pour décrire une génération qui n’a pas su trouver ses repères, contrairement à celle de ses parents qui sortait de la seconde guerre mondiale et devait reconstruire le pays.

De nombreux termes sont utilisés pour nommer cette génération :

* Les « Millénaires » d’après William Strauss et Neil Howe, les sociologues américains pères des études sur les générations qui considèrent que la génération Y court jusqu’à 2000.

* La génération “pourquoi” par Eric Chester en raison de leur remise en cause systématique des contraintes qu’on peut leur imposer (Y en anglais se prononce comme why, qui signifie pourquoi).

* Les écho boomers, comme leur parents, ils sont en train de changer le monde.

* L’ « e-Génération », en référence au “e” de “électronique” comme dans e-mail.

* La « Google génération », car ils ont toujours connu ce moteur de recherche.

* “Les suivants”, pour leur similitudes avec la génération X.

* La « boomerang génération », pour quitter leurs parents assez tôt mais revenir à la fin de leurs études ou suite à un échec.

Références de la GénérationY

1. ↑ Définition : Y (génération)

2. ↑ TULGAN, Bruce et Carolyn A. MARTIN. Managing Generation Y : global citizens
born in the late seventies and early eighties, Amherst, HRD Press, 2001, p.xi
3. ↑ TULGAN et MARTIN, p.19

4. ↑ LEDUC, Gilbert. “Les 19 à 29 ans, La génération qui fait peur aux
employeurs”, Le Soleil, Affaires, vendredi, 23 novembre 2007, p. 44

5. ↑ DAURAY, Chantal, “Recruter et garder vos employés : les stratégies qui
rapportent”, PME, Vol. 23 No. 5, Septembre 2007, p. 10

6. ↑ PICARD, Pierre. “Les attentes des jeunes face à leur régime de retraite”,
Les Affaires, Stratégies, samedi, 13 octobre 2007, p. 37

7. ↑ BERGERON, Ulysse. “Les cadres mercenaires”, Commerce, Vol. 109, No. 2,
Février 2008, p. 21

 

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Un premier lien
Classé dans Le 24/08/2009 à 13:09  Par : Administrateur site
Les 19-29 ans font peur aux employeurs
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Premier axe de reflexion
Classé dans Le 24/08/2009 à 13:08  Par : Olivier REJANY

Le management des jeunes repose pour beaucoup sur la personnalité et les qualités du manager. En effet, les jeunes ont un comportement clanique. Or au sein du clan, on retrouve l'importance de la réciprocité, c'est-à-dire d'une relation donnant-donnant, la présence de règles et d'un leader. L'entreprise est comme un clan. 
 

Créer des règles et des valeurs

Pour motiver les jeunes, il faut favoriser la transparence : créer des repères et un cadre de travail sain et précis. L'entreprise doit véhiculer des valeurs, une éthique, faire respecter certaines règles et définir les limites à ne pas dépasser. Elle doit aussi avoir conscience de son environnement et du développement durable, valeurs chères à la génération des 20-30 ans. A ce titre, le manager doit être exemplaire, avoir lui-même des convictions, donner du sens aux choses et savoir expliquer.
 
Agir en leader mais pas en supérieur hiérarchique

S'il est important d'écouter et soutenir ses collaborateurs, il faut aussi faire preuve d'autorité et la justifier de manière factuelle et non pas morale. Il s'agit aussi de prendre des décisions et de trancher rapidement. "Les jeunes sont joueurs et n'hésitent pas à pousser les débats jusqu'au bout", remarque le consultant. Attention cependant à ne pas passer pour un donneur de leçons.
 

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